Communiqué de presse de la Ficedula du 27 janvier 2022
Laissons ces gypaètes tranquilles
Quelqu’un essaie à nouveau de les déranger
La deuxième tentative de nidification du gypaète risque d’échouer, comme cela s’était produit l’année dernière. Hier, le survol répété d’un drone a fait sortir à deux reprises la femelle en couvaison du nid, construit au mois de décembre (voir ci-dessous). Cet incident a été observé et signalé par les personnes qui suivent la nidification depuis des mois.
Le survol des parois rocheuses par des drones constitue toujours une grave menace pour les nidifications en cours d’espèces fragiles ou menacées ou, comme dans le cas présent, pour une nidification tentée à nouveau 151 ans après les dernières observées au Tessin : celle de l’un des couples tessinois de gypaètes barbus.
Les aigles royaux, les faucons pèlerins, les crécerelles, les chouettes royales et d’autres espèces peuvent, si elles sont dérangées, abandonner définitivement leurs nids. Le danger est bien plus grand lorsqu’il y a des œufs, ou un œuf.
Ficedula ne souhaite pas criminaliser l’utilisation des drones, mais plutôt attirer l’attention du public, et surtout celle des utilisateurs de drones : restez à l’écart des parois rocheuses !
Ce type de perturbation constitue un délit et est passible de poursuites pénales. LCP, art. 17 b.
Les gypaètes du Tessin retentent leur chance (2021/2022)
Au cours des derniers mois, un couple de gypaètes s’est beaucoup investi dans la construction de son nid. Celui-ci a été tapissé de fourrures de laine douce et chaude.
La nidification est en cours et sous surveillance. L’envol, si tout se passe bien, est prévu pour la fin du mois de juillet.
Journée Gipeto 2021 !
Pour la cinquième fois, la sixième si l’on tient compte d’une première année d’essai, Ficedula organise le recensement coordonné des individus de gypaète barbu dans l’ensemble du Sopraceneri, en collaboration avec la Fondation Gipeto (ZH) et l’IBM (International Bearded Vulture Monitoring Network). Cet événement, qui se tiendra le 2 octobre 2021, coïncide avec la Journée alpine d’observation du gypaète et avec l’Eurobirdwatch, journées internationales d’observation des oiseaux organisées pendant la période de plus forte migration automnale.
L’observation coordonnée du gypaète barbu dans les Alpes mobilise chaque année des centaines d’ornithologues et d’amateurs d’observation des oiseaux. Au Tessin, nous souhaitons documenter les étapes de progression et de colonisation de l’espèce sur le territoire au fil du temps. En effet, plusieurs subadultes et adultes s’installent progressivement sur le territoire cantonal.
Cette année, nous allons à nouveau observer les deux grands rapaces alpins, ainsi que l’aigle royal au Tessin, après les pluies torrentielles de cette journée de l’année dernière (3 octobre 2020) à laquelle seuls quelques intrépides avaient pris part.
Les observations réalisées en 2021 sont particulièrement importantes pour recenser les aigles, notamment les jeunes, afin de comprendre dans quelle mesure cet été, marqué par des précipitations record, a influencé le succès de reproduction et la survie des adultes !
Nous sommes en train de mettre en place un programme et un réseau de points d’observation. J’invite toutes les personnes qui le peuvent ou qui le souhaitent à s’inscrire avant le 19 septembre en écrivant à segreteria.ficedula@gmail.com.
Au cours de la quatrième semaine de septembre, une soirée de révision des critères d’identification, notamment concernant l’âge, sera organisée à l’intention des participants au recensement. Celle-ci se déroulera via la plateforme Zoom. Les détails seront communiqués aux personnes inscrites.
Merci pour votre collaboration !
Bienvenue à nouveau, Gipeto !
Après plus de 150 ans d’absence, le plus grand vautour des Alpes revient nicher dans le canton du Tessin !
Communiqué de la Ficedula du 30 avril 2021
Ficedula, l’association pour l’étude et la conservation des oiseaux de la Suisse italienne, signale que la nidification du premier couple stable de gypaètes du Tessin, découverte début décembre dernier, se poursuit. Pour la première fois de l’histoire, la nidification de ce grand vautour est ainsi confirmée dans nos montagnes. Le petit est né il y a quelques semaines et grandit sous la garde attentive des deux adultes. Le chemin avant son premier envol est toutefois encore long ; si tout se passe comme prévu, le nouveau-né prendra son envol au début de l’été.
Communiqué de presse de la Ficedula du 4 décembre 2020
Ficedula, l’association pour l’étude et la conservation des oiseaux de la Suisse italienne, révèle que le gypaète barbu, le plus grand vautour des Alpes, avec ses trois mètres d’envergure, est revenu nicher au Tessin après plus de 150 ans.
En raison d’une longue persécution, le gypaète barbu avait complètement disparu des Alpes. Au Tessin, le dernier spécimen, une jeune femelle, a été capturé à l’aide d’un piège à mâchoires et tué en 1869. Grâce à un important projet de réintroduction lancé dans les années 80, ce magnifique vautour a recommencé à nicher dans les Alpes il y a une vingtaine d’années.
Depuis 2017, Ficedula coordonne au Tessin le recensement annuel du gypaète barbu, qui se déroule simultanément dans tout l’arc alpin au mois d’octobre, en collaboration avec la Fondation Pro Gipeto. Au cours de ces dernières années, plus de 100 collaborateurs, répartis dans tout le Sopraceneri, ont participé à cette activité. Comme prévu grâce à ce travail d’équipe, le premier nid a enfin été découvert sur le sol tessinois début octobre ! Le couple de gypaètes a achevé la construction du nid, situé dans un endroit inaccessible, à l’abri de la neige. L’intérieur du nid est entièrement recouvert de laine de mouton ; le gypaète était en effet également appelé « le vautour des agneaux » en raison précisément de son habitude de récupérer la laine des moutons morts pour tapisser son nid. En réalité, le gypaète n’est pas un prédateur, mais se nourrit exclusivement d’os ; les agriculteurs n’ont donc rien à craindre ! La ponte a souvent lieu lors de la première grosse chute de neige. Espérons donc que la neige qui tombe abondamment au Tessin porte chance au premier couple stable de gypaètes tessinois.
Il faut désormais attendre patiemment et, si tout se passe bien, le « petit » Gipeto prendra son envol à la fin du printemps 2021.
Ficedula remercie toutes les personnes qui participent aux recensements du gypaète barbu et invite tous les citoyens à signaler leurs observations hivernales par e-mail à l’adresse segreteria.ficedula@gmail.com ou à contacter l’association au 079 207 14 07, site www.ficedula.ch.
Pour des raisons de confidentialité, aucune autre information ne sera communiquée.
Compte rendu de la journée 2020
Ficedula, en collaboration avec l’OTR Bellinzonese et Alto Ticino, a mis en place au Tessin un réseau de points d’observation du gypaète barbu.
Au cours de la journée, on a recensé des gypaètes barbus, des aigles royaux et d’autres rapaces. Au moins un ornithologue de la Ficedula était présent à chacun des points d’observation.
La semaine dernière, un cours gratuit de deux heures, dispensé en soirée , a été organisé. Ce cours permettra d’apprendre à distinguer les aigles et les gypaètes barbus selon leur plumage, qui varie en fonction de leur âge, grâce à une plateforme de communication.
Comment distinguer l’aigle royal et le gypaète en vol (PDF)
Appel publié dans « Alpinista Ticinese », septembre 2017 (PDF)
Compte rendu de la journée 2019
Cette journée de 2019 a été un véritable record en matière d’observations du gypaète barbu et de l’aigle royal. Grâce aux plus de 60 participants répartis dans tout le Sopraceneri, nous avons enregistré au moins huit observations différentes de gypaètes barbus et plus de 40 d’aigles royaux!
Un grand merci à tous ceux qui y ont participé !